Ceux qui traversent
Sur Mes Terres Intérieures, ces deux poèmes ont émergé dans la fragilité d'un instant, là où les mots incarnent parfois la seule manière d’exprimer ce qui nous échappe.
Deux passages, deux poèmes écrits dans le sillage de leurs départs, tels des empreintes.
Il existe des absences qui creusent le silence en lui prêtant une voix nouvelle. Depuis leurs départs, certaines heures semblent habitées différemment : la lumière du soir, le souffle du vent sur mes souvenirs. Le monde demeure ; le regard change.
J’ai rassemblé ces vers comme des pierres au bord d’un chemin intérieur — pour ne pas oublier, peut-être pour remercier aussi.
A son tour, l’écriture devient seuil : un lieu fragile où l’absence s'unit à la lumière.
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Venir pour s'en Aller...
A mon père
Venant pour ton Aller,
Absente à ton Venir,
Sans aller et venir,
Venir pour t’en Aller
Vers d’autres “ à venir ”
Et vers d’autres Allers.
Gardes-tu souvenirs des précédents Allers ?
Gardes-tu souvenirs de ton premier Aller ?
Craindre de revenir
Par crainte de l’Aller
Laisse sans revenir
Ceux qui s’en sont allés…
Laisse sans avenir
Ceux qui doivent s’en Aller…
Gardes-tu souvenirs des précédents Allers ?
Gardes-tu souvenirs de ton premier Aller ?
Si le Temps du Venir
Avant de t’en Aller
Pousse vers l’avenir,
Le chemin de l’Aller
Invite à devenir
Avant de s’en Aller.
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Á l’Aimée disparue
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Dans le silence de l’absence,
La vie me souffle encore tes mots.
Là où j’attends que tu paraisses
Le vide sonne, creux et immense.
Dans ce désert où j’atterris,
L’air est empli de ta présence.
A l’horizon où tout se couche
La plénitude de ton sourire
Vide la peine qui m’aspire
Et restitue à mon coeur lourd
La joie de tous nos souvenirs !
Autour de moi les murs se brisent,
Disparaissent mes certitudes.
Le monde dont j’avais l’habitude,
A disparu sans me prévenir,
Cédant la place à l’avenir.
A l’horizon où tout se lève
La plénitude de ton sourire
Vide la peine qui m’aspire
Et restitue à mon coeur lourd
L’envie au-delà des soupirs !
Si ta douceur emplit mes heures
Encore maintenant sans retenue,
De la Vie où tu as demeure
Ma Mie, ma Mie, mon absolu,
Reçois ce que j’ai de meilleur.
A l’horizon où viennent mes rêves
Ton Esprit vivant s’y promène,
Délivre à mon Âme qui doute
En parfum divin d’innocence,
Le Baume qui apaise mon coeur.